Le Blog du Sommeil des Epaves

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lundi 23 avril 2007

Bataille navale dans les eaux marseillaises !!!

Lundi 16 avril 2007, 9h00, le semi-rigide du club YCPL sort du port de la pointe rouge à Marseille. L’ambiance est au beau fixe, le temps également. Nico met les gaz et nous propulse vers l’épave. En chemin, nous dépassons un bateau de pêche de bonne taille qui tracte son chalut. Arrivés sur place, Nico et les gars de l’YCPL sont à pied d’œuvre pour faire coïncider points GPS et amers. Il y a plus de 60m sous le bateau, la gueuse est envoyée au fond. Nico et Philippe s’équipent, saute à l’eau afin s’assurer que la gueuse est bien à proximité de l’épave.
C’est à cet instant que la VHF se mis a vociférer des propos à notre encontre: « â€¦ Ho ! le bateau de plongée là, sortez-vous de là, vous voulez mourir ou quoi ?!... vous n’avez pas le droit de plonger là… »

On voit alors le chalutier que nous avions doublé quelques 20’ plus tôt nous fondre dessus, tractant sont énorme filet…
Son patron est à la fenêtre de la timonerie micro de VHF dans une main, poing fermé dans l’autre, nous menaçant et nous arrosant copieusement d’insultes et de menaces !!! Il faut dire tout de même que je faire insulter de la sorte avec l’accent marseillais finalement, c’est un peu comme se faire insulter en « chansong », « cong »…

Nico toujours à l’eau voit le chalutier lui fondre dessus… Je vois Patrice, livide, à mes côtés, il observe attentivement le contenu du chalut qui remonte... et si l’épave s’y trouvait !!!


Nous décidons d’informer le CROSS-MED de la situation… Le chalutier dévie sa trajectoire de quelques degrés au dernier moment, passe à moins de 10m de la gueuse en traînant toujours son chalut. Je préfère ne pas imaginer ce qui aurait pu se passer si des plongeurs étaient sur l’épave à ce moment là !!! Le CROSS-MED après avoir vérifié les positions des 2 embarcations intime l’ordre au chalutier de passer au large, et confirme la présence de l’épave où nous avons gueusé. Le chalut est remonté, le bateau fait demi-tour et revient pour nous insulter de plus belle : « â€¦ Y a pas d’épave là ! Ça fait 20 ans que je passe là, vous savez pas vous servir du GPS… de toute façon je repasse dans un moment et si vous êtes encore là je vous fends en deux peuchère… »…
Nouveau dialogue avec le CROSS-MED qui nous recommande d’attendre un peu que « la menace s’éloigne » avant d’envoyer des plongeurs au fond. Bref le chalutier s’éloigne et les affaires peuvent reprendre. Mais il est clair pour tous que la visi sera fortement compromise. Comment apercevoir l’épave et prendre nos photos quand le chalut à racler le fond à quelques mètres d’elle !!!
Nico et son binôme descendent tout de même, ils refont surface peu après… bredouille… Ils nous décrivent un « mur de suspensions ». En surface la déception est immense… On décide d’attendre encore un peu et d’envoyer 3 courageux plongeurs de l’YCPL avec un dévidoir…sait-on jamais… Ils refont surface 30’ plus tard sourire aux lèvres, l’épave n’est pas dans le chalut mais bel et bien là, il semble que les suspensions se soit décalées laissant le champ à peu près libre au plongeurs… La bonne mère était finalement avec nous !!!


Bataille Navale



Franck Gentili

jeudi 5 avril 2007

Drame sur l’Astrée :Une nouvelle victime de la plongée sur épave

Titre « accrocheur » s’il en est… un brin exagéré, digne des meilleures Unes de magazines « people », ou de la presse à scandale… Rassurez-vous il ne s’agit heureusement pas d’une perte « humaine » !!! Mais d’une perte sentimentale énorme… Je veux parler de la montre de Patrice.

En effet lors d’un entraînement l’été dernier sur l’épave de l’Astrée, Patrice a perdu sa montre lors de la mise à l’eau. Il s’agit d’une montre « Festina » offerte par ses proches et gravée « 10/07/1999 » au dos. Elle revêt une grande importance sentimentale pour lui, et il ne se remet pas de cette perte.

Le week-end suivant le drame, Patrice m’a obligé* à redescendre avec lui. Nous avons replongé sur l’épave, et fouillé la vase entre 45 et 48m pendant de longues minutes. Et le résultat de nos recherches s’est avéré bien en dessous des espoirs de Patrice… Autant chercher une aiguille dans une meule de foin ou une montre dans la vase qui recouvre une épave !!! Mais que voulez-vous, il fallait y aller sous peine que Patrice n’en dorme plus… déjà qu’il est insomniaque… J’ai bien cru un instant qu’il allait alerter la DRASM, Le CROSMED ou les Affaires Maritime… Cette « expédition » de recherche, au succès improbable ne lui a pourtant pas ôté toutes velléités de renflouement de l’Astrée à des fins de recherches plus minutieuses… Que voulez-vous,Patrice reste inconsolable et n’a toujours pas fait le deuil de cette perte…

Je vous en supplie, ne serait-ce que pour sauver l’Astrée du renflouage, si au hasard de vos plongées sur cette épave, vous retrouviez cette montre « Festina » (gravée 10/07/1999, fond d’écran bleu pétrole, bracelet en scratch rouge), retournez la à son propriétaire. Ainsi il retrouvera un peu son sommeil (des épaves… hi, hi, hi…) et cela nous permettra d’annuler l’opération de renflouage de l’Astrée, qui ainsi, profitera encore un moment des hommages que viennent lui rendre les plongeurs d’épaves…

L'infortuné propriètaire saura se montrer magnanime avec celui ou celle qui lui restituera sa montre:

Récompenses:

  • 100 000 € (en liquide)
  • Une semaine pour deux personnes au Bahamas en camping sauvage
  • Un coupé sport « Mercédès » d’occase
  • Un bijou NAUTILUS BIJOUX
  • Un livre du Sommeil Des Epaves
  • Une paire de « Jetfin » de 1968 encore sous cellophane
  • Un ordinateur Aladin Beuchat en rade de 1980

Franck Gentili

PS1 : Pour les 100 000€, le voyage, les palmes, l’ordi et la voiture c’etait pour rire… hi, hi, hi…

PS2 : Et encore, heureusement qu’il l’a perdue sur une épave… je vous laisse imaginer son état si ça avait été sur un tombant !!!

(*me menaçant de me mettre aux arrêts de rigueur en cas de refus)

vendredi 23 mars 2007

Quand le SDE cherche une épave d’avion au fond d’un lac, à plus de 2000m d’altitude dans les Pyrénées ariègeoise…

“DRING !! DRING !! DRING !!...

-Fkg : Allo ?

-Patrice: Franck… Salut c’est Patrice… Il y a longtemps on m’a raconté qu’un avion s’est abîmé en percutant la crête d’un pic dans les Pyrénées ariègeoises, il serait dans un lac d’altitude… pourrais-tu te renseigner, histoire de voir si ça vaut le coup de monter une petite expédition ?... »

Voilà comment l’aventure a commencé... Avec Hervé on passe quelques coups de fils, on envoie quelques mails… Il n’y a plus qu’à attendre… Les résultats ne tardent pas. Grâce aux traditions montagnardes de nos « compatriotes » ariègeois, le lieu est repéré, l’histoire retrouvée… l’expédition peut démarrer :

3 plongeurs, Patrice, Hervé et moi, sacs de plus 35kg bourrés de matos de plongée sur le dos, et 3 « charmantes sherpas » (nos épouses ou compagnes respectives) entament en ce 30 juillet 2006 une rude randonnée vers ce lac perché à plus de 2000m. Les sacs sont lourds, très lourds, et la pente raide, très raide… Au bout de 2 heures de montée les chaussures de marche d’Hervé rendent l’âme nous imposant une halte, malgré tout, bien venue… La semelle de la chaussure de rando, gît dans une flaque de boue, laissant à la plante du pied d’Hervé tout loisir de profiter de l’air vivifiant des montagnes… Mais nous sommes des « tekkies pleins de ressources » Patrice et moi sortons de nos poches des sandows de chambres à air et tentons une réparation de fortune… La marche reprend, mais force est de constater qu’il vaut mieux que l’un d’entre nous redescende aux voitures afin de remonter des « tennis » à Hervé, qui nous permettrons de continuer notre périple…

La pente devient plus abrupte nous obligeant à « crapahuter » à 4 pattes par moment. Nous "ployons sous nos charges, mais ne rompons pas". Les rhododendrons nous arrivent sous les bras … mais le paysage est sublime. Personne ne se plaint, les filles portent courageusement leurs sacs contenant une partie de nos scaphandres… Vers 14h00 à la pause déjeuné, force est de constater que nous nous sommes bel et bien perdu… malgré cartes et compas et plusieurs tentatives de repérage… rien à faire il faut renoncer et chercher un chemin pour redescendre…

Le temps est splendide, les montagnes somptueuses et le panorama grandiose. L’ambiance reste comme le temps et au moment de prendre le chemin du retour nous nous promettons de revenir afin de retrouver cette fois c’est certain, les restes de l’avion…

Franck Gentili


Franck


Hervé


Réparation de fortune...


Franck Gentili