vendredi 23 mars 2007
Quand le SDE cherche une épave d’avion au fond d’un lac, à plus de 2000m d’altitude dans les Pyrénées ariègeoise…
Par Franck Gentili, vendredi 23 mars 2007 à 14:32 :: PETITES HISTOIRES
“DRING !! DRING !! DRING !!...
-Fkg : Allo ?
-Patrice: Franck… Salut c’est Patrice… Il y a longtemps on m’a raconté qu’un avion s’est abîmé en percutant la crête d’un pic dans les Pyrénées ariègeoises, il serait dans un lac d’altitude… pourrais-tu te renseigner, histoire de voir si ça vaut le coup de monter une petite expédition ?... »
Voilà comment l’aventure a commencé... Avec Hervé on passe quelques coups de fils, on envoie quelques mails… Il n’y a plus qu’à attendre… Les résultats ne tardent pas. Grâce aux traditions montagnardes de nos « compatriotes » ariègeois, le lieu est repéré, l’histoire retrouvée… l’expédition peut démarrer :
3 plongeurs, Patrice, Hervé et moi, sacs de plus 35kg bourrés de matos de plongée sur le dos, et 3 « charmantes sherpas » (nos épouses ou compagnes respectives) entament en ce 30 juillet 2006 une rude randonnée vers ce lac perché à plus de 2000m. Les sacs sont lourds, très lourds, et la pente raide, très raide… Au bout de 2 heures de montée les chaussures de marche d’Hervé rendent l’âme nous imposant une halte, malgré tout, bien venue… La semelle de la chaussure de rando, gît dans une flaque de boue, laissant à la plante du pied d’Hervé tout loisir de profiter de l’air vivifiant des montagnes… Mais nous sommes des « tekkies pleins de ressources » Patrice et moi sortons de nos poches des sandows de chambres à air et tentons une réparation de fortune… La marche reprend, mais force est de constater qu’il vaut mieux que l’un d’entre nous redescende aux voitures afin de remonter des « tennis » à Hervé, qui nous permettrons de continuer notre périple…
La pente devient plus abrupte nous obligeant à « crapahuter » à 4 pattes par moment. Nous "ployons sous nos charges, mais ne rompons pas". Les rhododendrons nous arrivent sous les bras … mais le paysage est sublime. Personne ne se plaint, les filles portent courageusement leurs sacs contenant une partie de nos scaphandres… Vers 14h00 à la pause déjeuné, force est de constater que nous nous sommes bel et bien perdu… malgré cartes et compas et plusieurs tentatives de repérage… rien à faire il faut renoncer et chercher un chemin pour redescendre…
Le temps est splendide, les montagnes somptueuses et le panorama grandiose. L’ambiance reste comme le temps et au moment de prendre le chemin du retour nous nous promettons de revenir afin de retrouver cette fois c’est certain, les restes de l’avion…
Franck Gentili
Franck
Hervé

Réparation de fortune...

